Guerilla Mailorama: une opération qui porte bien son nom!

Il y a quelques temps,  nous  parlions ici de l’opération guerilla de Mailorama.fr , le site Internet spécialisé dans le «cash back» (remboursement d’argent) qui avait « trouvé » l’ultime solution : distribuer de l’argent aux passants dans la rue.

Incroyable mais vrai, Samedi 14 novembre, entre 14 et 17 heures, des hôtesses devaient distribuert du cash aux passants dans les rues de Paris, dans trois «lieux représentatifs de la capitale».

En publiant ce post dans la catégorie éthique, nous ne doutions pas du buzz généré par une telle opération. Nous nous interrogions surtout sur le principe de distribuer de l’argent cash au hasard à des passants en période de crise.

Quel succès (7 000 personnes sur place)! Une visibilité extraordinaire, y compris au 20h du JT de TF1. Mais… tristes images, l’opération a été annulée sous prétexte de provoquer des troubles à l’ordre publique, et pour cause. Pour résumer, beaucoup de monde et surtout beaucoup de colère. Une vrai guerilla, mais civile et non marketing: violences, dégradations et  jets de nourriture. Un beau gâchis.

Pour rappel,  l’article R642-4 du Code pénal interdit l’utilisation de billets de banque « comme support d’une publicité quelconque ». Au delà du flop de l’évènement, des dégradations, pourquoi l’état et la vielle de Paris ont ils laissés cette opération avancer alors même que son principe est illégal ?

WE : Jusqu’où peut on aller pour créer du buzz autour de sa marque, et qui doit réguler ces opérations ?

One comment on “Guerilla Mailorama: une opération qui porte bien son nom!”

  1. Du point de vue de l’annonceur, distribuer du cash dans la rue est moins coûteux que de se lancer dans une campagne d’envergure. Du point de vue de la morale, c’est discutable en période de crise lorsqu’on voit la queue dans les soupes populaires et autres Restos du Cœur. Du point de vue des pouvoirs publics, on reste sans voix : ils ont laissé l’opération démarrer et déraper.

    le cash et la pub ont déjà fait meilleur ménage : en 1988, PILE OU PUB s’était lancé avec succès comme media alternatif; le côté face des pièces de 10 francs était recouvert d’un autocollant publicitaire. Ca a bien marché pendant plus d’un an avant d’être interdit (le même article du code pénal probablement).

    Plus confidentielle, l’opération que j’avais mené en 1990 pour un magazine qui passait du noir et blanc au « tout quadri » : nous avions fait un mailing contenant la photocopie noire d’un billet de 20 F, et un VRAI billet de 20 F tout neuf. Histoire de dire que la couleur avait plus de valeur. Vous n’imaginez pas le nombre de gens qui ont cru que c’était un faux billet !
    A l’époque, c’était simplement trop beau pour être vrai !

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