Le gratuit, c’est payant

freeChris Anderson, rédac chef de WIRED et auteur de « La Longue Traîne » – le bouquin qui a définitivement révolutionné la compréhension du web et de son économie – apporte dans son nouveau livre, FREE, des réponses à quelques questions essentielles :
comment des entreprises peuvent-elles gagner de l’argent sans faire payer les consommateurs ? Une économie peut-elle se créer autour d’un prix nul ? Pourquoi la gratuité paraît-elle suspecte aux plus de 30 ans et naturelle aux jeunes ?
C’est l’occasion de recommander à tout le monde la lecture de son précédent opus.
LA LONGUE TRAINE, c’est désapprendre les dogmes du siècle passé : internet sert à cela. Ainsi le poids de la notion de best-seller, surtout dans le domaine culturel (livre, musique, film…) tend à disparaitre. Le best-seller est une exception, il n’a jamais été la règle; un succès modeste – ou très modeste – n’empêche pas d’exister économiquement. Chris Anderson nous rappelle que nous sommes pourtant toujours sous l’emprise d’une mentalité obsolète pleine d’idées reçues :

Si ce n’est pas un tube, c’est un bide.

La seule réussite valable est le succès de masse.

Publié à compte d’auteur = mauvais

Indépendant = qui n’a pas trouvé de contrat.

Amateur = pas sérieux.

Faibles ventes = faible qualité.

Pour résumer, si c’était bon, ça se saurait. Thanks Web, nous découvrons tous les jours des petits bijoux connus de quelques initiés. Jalousement gardés, même. Cette chasse au trésor est palpitante.

Plaire à tout le monde est un concept dépassé.

One comment on “Le gratuit, c’est payant”

  1. Certes le modèle du gratuit nous enseigne bien des choses, mais un cas récent de réussite fulgurante pointe du doigt les faiblesses et la jeunesse des ces nouveaux business modèles. En effet, quel chef d’entreprise ne rêve pas d’avoir 300 millions de « clients » ? Marc Zuckerberg les a lui ! Mais tristement, ils ne lui font rien gagner à l’exception de quelques broutilles issues d’encarts publicitaires qui nous ramènent à l’ère de la réclame…

    Quel drôle de paradoxe: être connu de tous, avoir 300 millions d’inscrits, posséder des informations détaillées et intimes, être coté en bourse au delà de certaines entreprises du CAC 40 … et ne générer que quelques milliers de dollars de revenu. TRISTE.

    Oui au modèle gratuit, mais arriverons nous à trouver un nouveau modèle économique qui puisse se passer de publicité ?

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