L’Ebook, la déferlante de la lecture numérique arrive !

Nous ne pouvions pas éviter le sujet de l’Islate. Pour les ce qui ne savent pas, ce nom est celui qui devrait être donné (théoriquement) au prochain appareil d’Apple, un Tablet PC MAC.

Ce sujet fait frémir la toile depuis plus d’un an, et la stratégie de secret prend une ampleur complétement délirante: 7 640 000 résultats sur Google et une courbe de requête des plus impressionnante sur Google Trends.

Voila, nous avons réussi à caser quelques mots clefs comme beaucoup d’autres. Mais ce qui intéressant dans ce déchainement de rumeurs, c’est le développement exponentiel des tablets et des Ebooks.

Nous ne présentons pas les Ebooks qui sont des terminaux pour lire des livres de manières électroniques. Ce sujet est semble-t’il très délicat surtout dans l’hexagone. Il semblerait que ces terminaux et l’offre puissent changer les méthodes de consommation de la lecture qui remontent à Gutenberg. Bruno avait déjà traiter un post sur ce sujet (L’ebook, le livre sans odeur…) mais nous n’avions pas vraiment analyser le phénomène.

Ces terminaux existent depuis quelques années, mais le premier modèle commercialisé et répandu est le Kindle du site Amazon.

Pour beaucoup, ces terminaux sont un effet de mode, une fantaisie, mais les volumes de recherche avec le mot Kindle à l’échelle mondiale tente à prouver le contraire.

Dès que j’aborde le sujet avec mon entourage, beaucoup me répondent que ce phénomène est limité aux USA car ils n’ont pas la culture de la lecture. Encore une fois, les volumes de recherche sur Kindle en France suivent bien les courbes mondiales. Ceci n’est pas juste une mode, il y a un intérêt mondial sur ce sujet et ces terminaux.

Un autre indicateur est le CES (consumer electronic show) de Las Vegas. Ce salon présente tous les appareils électroniques qui verront le jour dans le cours de l’année. L’appareil le plus présent et le plus présenté était cette année le tablet PC ainsi que les terminaux de lecture Ebooks.

Voici un indicateur fiable de la tendance qui se dessine. L’IDPF (International Digital Publishing Forum) qui réunit toutes les plus grandes confédérations et autres syndicats de la publication vient de dévoiler les volumes de ventes des Ebooks aux US en partenariat avec l’AAP (association of american publishers).

Il semble difficile de contredire la tendance qui se dessine.

En  Juillet se tenait la World eBook Fair, et cet évènement a dépassé ses objectifs en terme de nombre de livres numérisés en téléchargement gratuit.

En effet, ce projet qui avait été lancé en 2006 tablait sur 1 million d’ebooks gratuits pour 2009. Or l’édition 2009 de la World eBook Fair s’est ouverte avec presque 2,5 millions d’ebooks proposés au téléchargement gratuit.

Si l’on ne sait pas encore si le projet sera reconduit, on peut trouver sur le site de Project Gutenberg quelques chiffres intéressants qui ont été publiés le 29 juillet. Tout d’abord le détail des ebooks mis à disposition pour l’édition 2009 par site :

1,550,000 Internet Archive
500,000 World Public Library
113,000 Project Gutenberg
130,000 ebooksabouteverything.com
37,000 autres sites d’ebooks

On arrive donc à un total estimé à 2,320 millions d’ebooks à télécharger gratuitement pendant la World eBook Fair. Il faut savoir qu’à mi-chemin de cette édition 2009, c’est environ 1 million de fichiers qui ont été téléchargés par jour. Et le 15 juillet ce chiffre est même monté jusqu’à 1,5 million.

Et juste pour se faire une idée voici une liste des 20 titres les plus téléchargés. Attention, il s’agit d’une estimation faite à mi-parcours de l’édition 2009 de la World eBook Fair.

1. Emma, de Jan Austen
2. Linux Complete Command
3. Little Woman, de Lousia May Alcott
4. Nostromo, de Joseph Conrad
5. Workbook in Higher Algebra
6. A Child’s Garden of Verses, de Robert Louis Stevenson
7. A Journey to the Centre of the Earth, de Jules Verne
8. The Decameron, de Giovanni Boccaccio
9. Overview of Servlets and JavaServer
10. RedHat Linux Unleashed
11. Win XP Pro
12. Cousin Bette, de Honore de Balzac
13. The Beautiful Book Of Nursery Rhymes, de Frank Adams
14. Workbook in Higher Algebra
15. C+ Programming
16. MY SQL manual
17. Colonel Chabert, de Honore de Balzac
18. The Case Book of Sherlock Holmes, de Arthur Conan Doyle
19. The Art of War, de Sun Tzu
20. The Time Machine, de Herbert George Wells

On constatera que les grands classiques de la littérature se disputent ce classement avec les titres sur l’informatique et que Balzac est assez apprécié.

Pour information, sur 38 millions de bouquins vendus au cours des trois premiers mois outre-Atlantique, 4 millions l’ont été au format numérique, sur un de ces petits terminaux blancs.

De mon point de vue, je dois avouer que je préfère un livre en papier mais je parie fortement sur le développement pour la presse. En effet, concernant les mensuels, nous pourrons avoir plus de contenus complémentaires et interactifs, c’est à dire des articles avec des vidéos de test auto par exemple, ou le lien vers la boutique de mode pour un magazine de mode. De plus les lecteurs pourront compléter  ou commenter les articles, bref cela serait un vrai plus, et peut être un nouveau business pour une presse qui décline tout doucement.

De même, cela permettrai de recevoir tous les matins la dernière édition du journal le Monde avec exclusivement les thèmes qui nous intéressent. Ces terminaux peuvent être de vrai booster de business pour l’édition.

Ces idées ne sont que des extrapolations, mais il existe des argument bien réels:

– écologique: plus de papiers, plus d’encre.

– économique: gain de place important pour les gros lecteurs, et ce n’est pas négligeable dans des villes comme Paris ou Lyon… Ce qui n’empêche pas de posséder ses ouvrages préférés en papier.

-pratiques: principe de convergence numérique qui sera surement proposé par Apple, un terminal téléphone, 3G, internet, multimédia, qui permet de traiter des taches courantes pro et qui permet donc aussi de lire.

Au delà de ces constats, et de ces idées, il reste quelques inconvénients:

Tout d’abord, ces appareils sont électriques et nous ramènent donc à l’éternel problème des batteries, de plus nous allons passer encore plus de temps coller à nos écrans.

Lors d’une récente conversation, il est apparut un vrai problème potentiel: la copie. jusque la, peu de personne ont entièrement scanné un livre pour l’envoyer à un ami par mail, mais cela deviendra beaucoup plus facile avec ces nouveaux formats.

Un dernier point m’amène à une réflexion: j’ai parlé de cela à un ami, il m’a répondu qu’il n’y croyait absolument pas et que le papier n’avait pas d’égal. Or cette personne ne lis pas, et n’a jamais lu. Ce qui est intéressant c’est ‘observer la mécanicité de sa réponse malgré le fait qu’il ne lise pas. Cet attrait pour le bel ouvrage serait il donc culturel ?

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