Dubaï aïe aïe : l’émir(age) du désert.

La crise n’avait entraîné que des faillites privées. Et voici que la possible cessation de paiement d’un état microscopique fait trembler les places financières en laissant présager un effet domino dévastateur.

Dubaï n’est pas un état comme les autres; c’est une marque. Un peu comme « Monaco ». Il en porte tous les gènes : un nom qui claque; un positionnement (la démesure); un imaginaire puissant (l’eldorado), un packaging luxe, une vision (le rêve d’un pays conceptualisé à partir de rien).

Mais c’est une marque jeune construite sur du sable. Pas de « principauté » glamour derrière, pas de possibilité d’un puissant storytelling. En misant seulement sur trois secteurs en pleine déconfiture (le tourisme de luxe, l’immobilier et la finance) Dubaï laisse une ardoise de 80 milliards de dollars; le flamboyant émirat pointe aujourd’hui à l’ANPE des états : le voici au sixième rang mondial des états les moins solvables de l’univers. Pour résumer, la plus haute tour de monde risque de ne pas avoir d’ascenseur…

Oui, aujourd’hui Dubaï recherche une agence de communication. Voici le brief : « Comment redorer un blason déjà fait de platine et diamants ? » Le logo (cf image ci-dessus) est également à repenser.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *