Paris, capitale européenne de l’ennui…

La Ville Lumière perd quelques kilowatts;  « Paris By Night », c’est à la fois une marque et un claim qui ont illuminé le monde entier durant des décennies. Une légende donc. Pourtant, le « Rapport sur la compétitivité nocturne de Paris », publié par l’Ecole de Guerre Economique (et commandé par la mairie de Paris) vient ternir l’éclat du « Paris By Night ». En comparant les nuits de Londres, Amsterdam, Barcelone, Berlin etc… Paris se classe aujourd’hui en dernière position.

« La nuit meurt en silence », « Fermé pour cause de ville morte, merci de vous adresser à la capitale voisine », vient de clamer l’association « Technopole ». Mis directement en cause, les pouvoirs publics, qui confondraient toute forme d’activité nocturne avec « glauque, louche et forcément dangereux ». Honnêtement, la législation n’est pas seule en cause : tarifs, sentiment de liberté, d’insécurité et autres problèmes de transports plombent la capitale française, qui fait pâle figure à côté d’un week-end à Berlin ou Barcelone. Même le très sérieux « Le Monde » s’inquiète en publiant un article alarmiste; les « easy clubbers » profitent de l’offre low cost des compagnies aériennes pour s’offrir une escapade de 48 heures pour 40 euros.

Mais si la nuit se meurt, n’y a t-il pas un problème d’offre-produit ? Oui, les grandes discothèques disparaissent, et alors ? Pourquoi fallait-il attendre minuit ou une heure pour aller en boite ? Pourquoi les acteurs du marché ne tentent pas de s’adapter aux nouvelles façons de sortir des parisiens ? Quelqu’un a une idée ?

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