Un scandale luxueux au gout vintage par Cartier

Vous connaissez MUST de Cartier ? MUST est une très célèbre collection de Cartier et ce à plusieurs titres. MUST est une collection de la grande maison Cartier. Sortie en 1972, cette collection avait un but très novateur: rendre le luxe abordable. Nous n’étions pas encore dans les logiques de massification, de premium et autres, mais la marque souhaitait pourvoir ouvrir sa marque à de nouveaux clients, sans pour autant renier la qualité et la tradition de la maison.

Elle lança donc cette marque dans ces catégories : lunettes, briquets, maroquinerie…
Cette collection eu un certains succès à l’époque, en témoigne par exemple le clip du fantasque Elton John, « Im still standing ». Cependant, ces premières logiques marketing, qui emmenaient l’artisanat et la tradition vers la conquête de parts de marché n’étaient pas du gout de tout le monde.

« Cette nouvelle collection s’appuie d’abord sur les briquets, puis dès 1973 sur une ligne de maroquinerie. Elle donne aussi naissance au début des années 1980 à un parfum, Must. Cartier est le premier joaillier à devenir parfumeur. La démarche fait scandale, puisque cela vaut au joaillier d’être exclu du Comité Colbert. Ses confrères estiment estiment alors qu’Alain-Dominique Perrin, le Pdg, déroge à l’image défendue par le Comité et qu’il va à l’encontre de ce qui constitue le luxe. Bien qu’il ne s’agisse à l’origine que d’exploiter la marque Must dans une seule boutique située, qui plus est, place Vendôme à Paris, cette décision marque en réalité l’amorce d’une nouvelle ère pour le luxe français. »

Le comité Colbert qui réunit l’ensemble des grandes marques de luxe et qui se veut garant de la qualité Française avait demandé son exclusion, ce qui fut le cas, pour la simple raison d’avoir voulu rendre le luxe abordable.

Avec quelques années de recul, cette histoire est amusante, puisque aujourd’hui l’ensemble des grandes maisons de luxe ont toutes une mini gamme de produits accessibles, car elles ont bien compris. Récemment une personne de Louis Vuitton me confiait qu’ils possédaient des produits vache à lait, vous comprendrez accessibles et qui rapportent un maximum.

Voilà donc que Cartier, au même titre qu’Adidas se plonge dans son histoire et son ADN pur relancer cette collection.
Chez WE, nous pensons d’ailleurs qu’elle aurait pu être relancée comme la collection interdite ou la collection sulfureuse car ceci n’est pas une histoire inventée mais une réalité. Une maison de luxe peut elle se permettre cela ?

Malgré cela, nous pensons que cette collection remportera un certain succès car beaucoup de consommateur de l’époque seront heureux de pouvoir retrouver cette collection.

Nous vous invitons d’ailleurs à lire ce long article excellent et illustré : « L’industrie du luxe et la mode : du temps des créateurs au temps des communicants (fin XIXe, fin XXe siècle) » de Marc de Ferrière le Vayer, disponible à cette adresse.

Les photos de la nouvelle collection se trouvent dans la suite de l’article.

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