Apple lance l’itampax ?

Comme vous le savez, Steve Jobs a révélé hier sa tablette: le Ipad. Nous ne sommes pas la pour juger du produit mais du marketing. En temps normal, Apple ne se trompe pas et prévoit tout jusque dans les moindres détails. Vous allez dire que nous avons l’esprit mal tourné, mais PAD en Anglais signifie protection hygiénique (serviette).

On ne pouvait donc pas s’empêcher de souligner ce point. Ces problèmes sont légions et l’un des plus connu est le nom du groupe de rock KISS et sa représentation(SS), qui est obligé d’adopter une autre typographie en Allemagne.

Enfin, comme vous le savez, Steve Jobes utilise toujours la phrase suivante « Apple is proud to introduce the new… » faites l’association avec Ipad et vous aurez compris le mauvais jeux de mots…

ipad by apple
ipad by apple

Le mystère Coca VS Pepsi expliqué par le neuromarketing.

Cet article est rédigé en réponse à l’un de mes amis médecin chirurgien qui est convaincu que dans la majeure partie des cas, nos choix de consommation sont faits de manière rationnelle.

La médecine vient de lever le voile sur l’un des plus grand paradoxe de l’histoire des marques. Dans le monde des colas, le monde est divisé en deux depuis un siècle : PEPSI et COCA.

Attention, cet article risque de bousculer vos certitudes. Si nous vous interrogeons sur le critère de choix de votre cola, vous répondrez tous que c’est le gout qui le détermine. Et bien c’est faux, nous sommes tous des menteurs.

Dans les années 70, un test marketing avait été pratiqué pour confronter les deux marques.

Ce test avait consisté en une dégustation à l’aveugle des deux produits. Le résultat fut simple, 75% des gens préfèrent le Pepsi alors que la réalité du marché est l’inverse.

Depuis ce premier test, d’autres challenges ont été menés aux USA, et PEPSI en a d’ailleurs fait un argument de publicité « Le choix des consommateurs ».

Ce type de test est formel, nous consommons donc des produits pour d’autres raisons que le gout.

Le paradoxe identifié, un scientifique Américain a décidé de révéler pourquoi nos actes d’achat en cola sont contradictoires avec nos gouts.

L’expérience a été menée en 2004 avec 67 individus par le docteur Américain Read Montague neurologue et professeur au Baylor College à Houston au Texas.

Il a fait passer le même test à l’aveugle en exposant le groupe de testeur à dans un scanner par résonance magnétique fonctionnelle (Fmri).

Dans la première partie du test, les consommateurs ne connaissent pas la marque du cola qu’ils testent. On constate qu’une partie bien précise du cerveau, le putamen réagit violemment quand les consommateurs boivent, du Pepsi et visiblement moins quand c’est du Coca.

Comme l’indique Patrick Van Bogaert, Neuro pédiatre à l’ULB, hôpital Erasme, le Putamen est situé en profondeur du cerveau. Une petite partie du putamen est importante dans le circuit du plaisir et notamment du bon goût. Le putamen fait partie de notre cerveau primitif, il serait le siège des plaisirs immédiats, instinctifs, le Pepsi active donc plus la zone du plaisir.

Dans la seconde partie du test, on montre aux buveurs la marque du soda qu’ils consomment via un écran. Comme lors des premiers test faits dans les années 70, les testeurs déclarent préférer le goût de Coca Cola.

L’imagerie va démontrer que leur zone du cerveau primitif, le putamen, n’est plus du tout activée par Pepsi (ou dans une moindre mesure par Coca) et c’est une autre zone qui va être activée, la zone du cortex préfrontal et l’hypocampe, c’est à dire la zone de la conscience et de la mémoire (en vert sur la figure).

Ceci démontre la présence et la puissance de la marque Coca Cola, tout le branding qu’il y a autour de Coca (puissance de la marque, cohérence de la communication, habitudes de consommation…). Ces critères qui forment la marque vont venir changer les choix et la préférence des consommateurs.

Quand le consommateur ne sait pas ce qu’il boit il déclare préférer Pepsi et son cerveau reptilien le démontre. Alors que quand le consommateur est au courant de la boisson qu’il déguste, il déclare préférer Coca et son cerveau reptilien, qui décide du bon goût est inhibé par son cortex (la conscience et la mémoire de la marque). Le plus étonnant est que ce résultat reste valable même si dans les deux cas il déguste en fait du Pepsi !

Conclusion, peu importe le goût du soda puisque la préférence lors de cette dégustation dépend non pas du goût mais de la marque qu’on pense goûter!

Il est connu depuis longtemps qu’on goûte avec les yeux mais ici Montague démontre brillamment qu’on goûte aussi avec sa mémoire et avec la conscience de la marque! Ceci explique enfin l’échec de commercialisation d’un nouveau Coca dans les années 80′, au goût meilleurs en aveugle que le Pepsi.

Maintenant pourquoi Pepsi active moins le cortex pré-frontal que Coca, il reste heureusement bien des mystères dans nos neurones, cependant certaines explications scientifiques sont en cours. Ces dernières démontrent que cela serait du à la composition de la boisson.

Ces tests en milieu médical sont extraordinaires car ils permettent de révéler les choix et les incohérence qui peuvent habiter nos actes de consommation ce qui nous permettra dans nos métiers de mieux comprendre et ainsi réduire les incertitudes autour des produits.

Ce test avait été fait au titre de recherche scientifiques mais quelques marques commencent a utiliser le neuromarketing pour le lancement de produit. A titre personnel, je trouve que cela va très loin et qu’en faisant cela, nous risquons de désenchanter tout l’univers des marques que nous essayons de créer car au bout du compte, même si je connais le résultat de cette expérience, je continuerai à boire du coca.

Pour les plus experts d’entre vous, l’article original du Docteur Read Montague est disponible sur NEURON « Neural Correlates of Behavioral Preference for Culturally Familiar Drinks » et téléchargeable en pdf ici.

Et vous, vous préférez Coca ou Pepsi ?

L’Ebook, la déferlante de la lecture numérique arrive !

Nous ne pouvions pas éviter le sujet de l’Islate. Pour les ce qui ne savent pas, ce nom est celui qui devrait être donné (théoriquement) au prochain appareil d’Apple, un Tablet PC MAC.

Ce sujet fait frémir la toile depuis plus d’un an, et la stratégie de secret prend une ampleur complétement délirante: 7 640 000 résultats sur Google et une courbe de requête des plus impressionnante sur Google Trends.

Voila, nous avons réussi à caser quelques mots clefs comme beaucoup d’autres. Mais ce qui intéressant dans ce déchainement de rumeurs, c’est le développement exponentiel des tablets et des Ebooks.

Nous ne présentons pas les Ebooks qui sont des terminaux pour lire des livres de manières électroniques. Ce sujet est semble-t’il très délicat surtout dans l’hexagone. Il semblerait que ces terminaux et l’offre puissent changer les méthodes de consommation de la lecture qui remontent à Gutenberg. Bruno avait déjà traiter un post sur ce sujet (L’ebook, le livre sans odeur…) mais nous n’avions pas vraiment analyser le phénomène.

Ces terminaux existent depuis quelques années, mais le premier modèle commercialisé et répandu est le Kindle du site Amazon.

Pour beaucoup, ces terminaux sont un effet de mode, une fantaisie, mais les volumes de recherche avec le mot Kindle à l’échelle mondiale tente à prouver le contraire.

Dès que j’aborde le sujet avec mon entourage, beaucoup me répondent que ce phénomène est limité aux USA car ils n’ont pas la culture de la lecture. Encore une fois, les volumes de recherche sur Kindle en France suivent bien les courbes mondiales. Ceci n’est pas juste une mode, il y a un intérêt mondial sur ce sujet et ces terminaux.

Un autre indicateur est le CES (consumer electronic show) de Las Vegas. Ce salon présente tous les appareils électroniques qui verront le jour dans le cours de l’année. L’appareil le plus présent et le plus présenté était cette année le tablet PC ainsi que les terminaux de lecture Ebooks.

Voici un indicateur fiable de la tendance qui se dessine. L’IDPF (International Digital Publishing Forum) qui réunit toutes les plus grandes confédérations et autres syndicats de la publication vient de dévoiler les volumes de ventes des Ebooks aux US en partenariat avec l’AAP (association of american publishers).

Il semble difficile de contredire la tendance qui se dessine.

En  Juillet se tenait la World eBook Fair, et cet évènement a dépassé ses objectifs en terme de nombre de livres numérisés en téléchargement gratuit.

En effet, ce projet qui avait été lancé en 2006 tablait sur 1 million d’ebooks gratuits pour 2009. Or l’édition 2009 de la World eBook Fair s’est ouverte avec presque 2,5 millions d’ebooks proposés au téléchargement gratuit.

Si l’on ne sait pas encore si le projet sera reconduit, on peut trouver sur le site de Project Gutenberg quelques chiffres intéressants qui ont été publiés le 29 juillet. Tout d’abord le détail des ebooks mis à disposition pour l’édition 2009 par site :

1,550,000 Internet Archive
500,000 World Public Library
113,000 Project Gutenberg
130,000 ebooksabouteverything.com
37,000 autres sites d’ebooks

On arrive donc à un total estimé à 2,320 millions d’ebooks à télécharger gratuitement pendant la World eBook Fair. Il faut savoir qu’à mi-chemin de cette édition 2009, c’est environ 1 million de fichiers qui ont été téléchargés par jour. Et le 15 juillet ce chiffre est même monté jusqu’à 1,5 million.

Et juste pour se faire une idée voici une liste des 20 titres les plus téléchargés. Attention, il s’agit d’une estimation faite à mi-parcours de l’édition 2009 de la World eBook Fair.

1. Emma, de Jan Austen
2. Linux Complete Command
3. Little Woman, de Lousia May Alcott
4. Nostromo, de Joseph Conrad
5. Workbook in Higher Algebra
6. A Child’s Garden of Verses, de Robert Louis Stevenson
7. A Journey to the Centre of the Earth, de Jules Verne
8. The Decameron, de Giovanni Boccaccio
9. Overview of Servlets and JavaServer
10. RedHat Linux Unleashed
11. Win XP Pro
12. Cousin Bette, de Honore de Balzac
13. The Beautiful Book Of Nursery Rhymes, de Frank Adams
14. Workbook in Higher Algebra
15. C+ Programming
16. MY SQL manual
17. Colonel Chabert, de Honore de Balzac
18. The Case Book of Sherlock Holmes, de Arthur Conan Doyle
19. The Art of War, de Sun Tzu
20. The Time Machine, de Herbert George Wells

On constatera que les grands classiques de la littérature se disputent ce classement avec les titres sur l’informatique et que Balzac est assez apprécié.

Pour information, sur 38 millions de bouquins vendus au cours des trois premiers mois outre-Atlantique, 4 millions l’ont été au format numérique, sur un de ces petits terminaux blancs.

De mon point de vue, je dois avouer que je préfère un livre en papier mais je parie fortement sur le développement pour la presse. En effet, concernant les mensuels, nous pourrons avoir plus de contenus complémentaires et interactifs, c’est à dire des articles avec des vidéos de test auto par exemple, ou le lien vers la boutique de mode pour un magazine de mode. De plus les lecteurs pourront compléter  ou commenter les articles, bref cela serait un vrai plus, et peut être un nouveau business pour une presse qui décline tout doucement.

De même, cela permettrai de recevoir tous les matins la dernière édition du journal le Monde avec exclusivement les thèmes qui nous intéressent. Ces terminaux peuvent être de vrai booster de business pour l’édition.

Ces idées ne sont que des extrapolations, mais il existe des argument bien réels:

– écologique: plus de papiers, plus d’encre.

– économique: gain de place important pour les gros lecteurs, et ce n’est pas négligeable dans des villes comme Paris ou Lyon… Ce qui n’empêche pas de posséder ses ouvrages préférés en papier.

-pratiques: principe de convergence numérique qui sera surement proposé par Apple, un terminal téléphone, 3G, internet, multimédia, qui permet de traiter des taches courantes pro et qui permet donc aussi de lire.

Au delà de ces constats, et de ces idées, il reste quelques inconvénients:

Tout d’abord, ces appareils sont électriques et nous ramènent donc à l’éternel problème des batteries, de plus nous allons passer encore plus de temps coller à nos écrans.

Lors d’une récente conversation, il est apparut un vrai problème potentiel: la copie. jusque la, peu de personne ont entièrement scanné un livre pour l’envoyer à un ami par mail, mais cela deviendra beaucoup plus facile avec ces nouveaux formats.

Un dernier point m’amène à une réflexion: j’ai parlé de cela à un ami, il m’a répondu qu’il n’y croyait absolument pas et que le papier n’avait pas d’égal. Or cette personne ne lis pas, et n’a jamais lu. Ce qui est intéressant c’est ‘observer la mécanicité de sa réponse malgré le fait qu’il ne lise pas. Cet attrait pour le bel ouvrage serait il donc culturel ?

Et Photoshop, créa la plus belle femme

Vous vous souvenez surement du projet de loi qui consistait à indiquer sous forme de mentions légales les retouches effectuées sur les mannequins pour les publicité, nous avions d’ailleurs traité ce sujet dans le post « Photoshop : un produit de beauté révolutionnaire !« .

Quelques graphistes se sont alors pencher sur le sujet, si Photoshop permet de créer le beauté, essayons de mixer ce qui est jugé comme des références de beauté pour arriver à une sorte d’avatar ultime.

Prenez Monica Bellucci, Mgane Fox, Natahlie Portman, Scarlet Johanson, Jessica Biel, Jessica Alba, Angelina Jolie… Mixez le tout et vous obtenez quelque chose de fade.

Nous traiterons bientôt un article sur les règles mathématiques ou non de la beauté, toujours est-il que même en prenant ces canons de beauté et le dieu Photoshop, nous n’arrivons pas à une beauté ultime.

Cliquez dessus pour l’ouvrir en grand pour avoir l’image en grand.

Pour le plaisir, notre point de vue sur le sujet :

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Les femmes dominent, et domineront le monde

J’ai toujours été convaincu que les femmes dominaient le monde et ceux pour plusieurs raisons. Joseph Campbell l’a d’ailleurs très bien décrit dans son livre « La puissance du mythe » (dispo sur amazon), que certes la femme est responsable de La chute dans bien des cultures, mais qu’il y a une raison à cela et que quoiqu’il arrive l’homme devra toujours « passer » par la femme pour se réaliser dans le monde . Bref, nous pourrions résumer cela en « derrière chaque grand homme se trouve une grande femme ».

C’est de cette idée et du parallèle avec les média sociaux qu’a émerger cette présentation intéressante de l’agence Holland + Holland Advertising.

Ils sont partis de ce constat: « 97% of all creative directors are men and 85% of all brand purchases are made by women. »

Ce qui peut sembler en effet paradoxal ! Même si nous devons savoir communiquer à l’ensemble des audiences, il y a toujours certaines choses qui nous échappent (à nous les hommes), d’ailleurs ce n’est pas sans rappeler le background du film « ce que pensent les femmes » sur l’implication d’un publicitaire pour une audience féminine.

Cette vidéo est instructive car elle enseigne le pouvoir des femmes sur les achats en général y compris des hommes, il faut donc retenir que les hommes peuvent être la cible de consommation mais que les femmes ont un pouvoir de prescription très important; les femmes sont donc les cibles privilégiées de la communication. Sans faire une généralité, qui n’a jamais demandé à sa moitié son avis sur un achat ?

C’est exactement de ce pouvoir la dont parle la vidéo. Attention messieurs en général, et messieurs publicitaires, voici en chiffre l’influence des femmes.

Merci à B1B1 pour cette contribution, qui lui même est sous l’influence d’achat sous prescription Hello Kitty.

A vrai dire, je n’étais pas très content d’arrêter ce post hier avec des déclarations aussi fortes: étant donné que nous sommes 2 phénotypes sur terre, si l’un domine l’autre non, la ligne rédactionnelle prend des risques ! Je me suis donc attelé à trouver plus de matière pour justifier mes propos et j’ai trouvé une sorte de paradis : BCG pour Boston Consulting Group. Ces derniers ont mené une enquête mondiale sur le beau sexe qui se nomme « Womans wants more » ce qui semble clair.

Cette enquête est digne d’un BCG:  12 000 femmes interrogées sur 22 pays au travers de 120 questions, de quoi apporter de la crédibilité. Cette étude a été publiée sous forme d’un livre, mais le fait qu’un grand cabinet de conseil stratégique consacre un site web et un livre sur ce sujet démontre bien la véracité du sujet mais aussi son potentiel. Voici les données d’introduction de l’étude, sans commentaires :

« Women today control as much as 70 percent of household purchases and $20 trillion of consumer spending worldwide. They will be responsible for $5 trillion of incremental spending over the next several years — a greater commercial potential than that of the rise of the consumer economies of India and China. »

Voici le PDF issu de cette étude, il n’est pas complet mais présente les principales caractéristiques à retenir.

[pdf-ppt-viewer href= »http://www.limbicity.com/wp-content/uploads/2010/01/file214811.pdf » width= »500″ height= »600″]

Si vous souhaitez le télécharger c’est ici.