A.D.S.L en T.G.V. c’est O.K. !

Les heureuses personnes ayant emprunté le Thalys lors de déplacements en WE lèche-vitrine en Belgique (notamment) ont pu découvrir que ce dernier était équipé d’internet.

La question est donc évidente ! Le Thalys étant une base de TGV, comment se fait-il que nos TGV conçus et fabriqués en France ne possèdent pas cette technologie ? La réponse est à la fois simple et complexe, mais pour avoir lu quelques articles à ce sujet c’est une question de vitesse de déplacement et de transmissions de données.

Bref, mettons de coté l’aspect technique pour se laisser submerger par cette excellente nouvelle. Après une période de tests réussis, l’ADSL est lancée progressivement à bord de 52 lignes de TGV à partir du 1er Décembre. Ces trajets deviendront enfin fonctionnels et productifs ou divertissants !

Bien sûr, du coté des prix, cela reste encore un petit luxe orienté à une clientèle pro, mais les particuliers ne sont pas en reste puisque la compagnie de train à tout de même penser à créer un portail d’accès avec des infos et une vidéothèque.

Voici un rapide résumé des forfaits/formules proposés:

– 4,99 euros de l’heure ou 9,99 euros pour un accès sur toute la durée du voyage.

– Mais ce n’est pas tout puisque le voyageur pourra également opter (via un serveur local) pour des packs dédiés à l’enseignement, à la culture (films, concerts, jeux) ou des cours d’informatique, ces services allant de 0,49 euro à 5,49 euros.

– L’accès internet via satellite a une vitesse de connexion théorique de 20 Mb/s en download et 512 Kb/s par rame.

Prenant régulièrement le train, je suis enthousiaste de ces améliorations, pensant que la SNCF n’est pas tout a fait perdue. Ce nouveau service parmi d’autres est d’autant remarquable que l’ouverture du marché des trains est pour bientôt et qu’il faudra de bons arguments pour conserver une clientèle jusque la prise en otage par un monopole d’état.

Enfin, je me pose encore une question, alors que nous savons fabriquer des trains qui roulent jusqu’à 574,8 Km/h (Ligne TGV Est en 2007) et que nous arrivons à mettre Internet dans ces derniers, comment se fait il que la ligne Clermont-Ferrand / Paris soit toujours un Teoz, et comment se fait il que les trains du vendredi et dimanche soit sont toujours en retard ?

Malgré ce trait d’humour noir, la SNCF ne devrait-elle pas se pencher sur le problème des téléphones qui captent très mal à bord de ses trains, paralysants ainsi certains trajets ?

En attendent voici la vidéo promotionnelle de la nouvelle offre Internet Box TGV.

Il n’y aura plus de pilote dans l’avion… R.I.P. Frank Drebin

« Le lieutenant Frank Drebin n’est plus. Leslie Nielsen , l’acteur d’origine canadienne connu pour avoir joué dans la série culte des Y-a-t-il un flic pour…, est mort hier soir d’une pneumonie à l’age de 84 ans. Il laisse une filmographie imposante, qui pullule de nanars, mais aussi de films cultes. La planète avait découvert son potentiel comique dans le film Y-a-t-il un pilote dans l’avion . »

Espérons qu’il les fasse bien marrer la haut comme nous l’avons connu ici bas, et peut être qui sait un jour nous verrons « Ya t’il un ange pour sauver le paradis » !

Afone, une antinomie de marque ?

Beaucoup de personnes travaillant dans le domaine du marketing en général recommandent de toujours avoir un Marketor à portée de main. Les évidences font parfois sourire, mais même ces dernières ne tombent pas sous le sens, ce qui est paradoxale vous allez dire.

Normalement, toutes personnes ayant étudié le marketing depuis les années 90 s’est vue mise en garde sur les problèmes de « naming » dans le cadre de la mondialisation.

Je m’explique, du fait de la globalisation, l’implantation d’une marque internationale à l’étranger peut parfois être délicate. Les exemples sont nombreux, mais je choisirai celui: Renault Koléos. Ce modèle de voiture pose un certain problème en Grèce par exemple, car il peut se traduit par « testicule »…

On comprend ici tout le problème des équipes marketing et de naming avant le lancement d’un produit de manière internationale.

Pour en revenir au sujet de l’article, nous avons à faire face à une marque Française à destination du marché Français, il y a donc peu de chances qu’il y ait un problème de compréhension et pourtant. Nous ne ferons pas un cours de marketing sur les pré-requis du nom d’une marque.

Venons en aux faits, alors que je flânais sur Facebook, j’ai été attiré par une publicité sur la droite pour une marque de mobile dont le nom n’est autre que Afone…

Donc, nous avons une marque de forfaits mobiles qui se nomme Afone, et j’essaie encore de trouver comment ce nom a été conçu et surtout VALIDE !?

On peut penser à l’évocation de l’élite, ce qui donnerait A-Phone en référence à la A-team, nom US de l’agence tous risques… mais non, puisque ce n’est pas A-Phone, mais Afone.  Lorsque l’on prend le nom d’un point de vue phonétique, le problème s’aggrave car ce dernier se traduit par la définition suivante « Du grec phonê, « voix », avec le préfixe privatif a-, donc littéralement « qui est sans voix » » ce qui est très très fort pour une marque qui invite à communiquer. Vous aurez compris mon interrogation, un style anglais pour paraître cool, écrit avec un f et qui au bout du compte évoque plus une extinction de voix qu’autre chose.

A cela il faut enfin ajouter un dernier problème, celui du référencement, par exemple, un ami satisfait vous évoque cette marque, vous vous précipitez alors pour avoir plus d’informations sur internet, vous tapez alors aphone dans Google, et le premier résultat (hors référencement payant) est Doctissimo qui distille des astuces pour éviter les extinctions de voix.

Certes, je m’apprête à enfoncer une porte ouverte, mais il y a de quoi rester sans voix…

NB: Suite à des réactions jtsifiées ou non de la part de salariés de la marque, j’apporte un correctif à l’article.

Comme le précise le webmaster de la marque dans son commentaire, le nom a été choisi pour faire un pied de nez aux 3 grands opérateurs de l’époque, et je remercie ce dernier pour cette précision. Toutefois, cela ne change en rien le contenu de l’article qui porte un jugement sur le sens porté par le nom de la marque et non la qualité du service. On peut supposer que les fondateurs n’envisageaient peut être pas de faire un jour de la publicité destinée au public (il y a aussi une branche pro), toujours est il que c’est le cas aujourd’hui. Or la question à se poser est: je suis un opérateur mobile qui fait de la pub sur un média qui a un peu plus de 19 millions d’inscrits, si je leur dis que je me nomme Afone, est-ce que je transmets le bon message ? Selon moi non.

Enfin, j’ai modifié le titre de l’article pour être plus juste dans le propos de l’article. Je regrette les propos déplacés, voir injurieux de la part de certains salariés de la marque, ajoutés à de fausses adresses mail pour se défouler. C’est d’autant plus regrettable lorsque l’on souhaite jouer la carte des réseaux sociaux.

Homer and Cie dans la vrai vie vrai

Alors que 500 millions de personnes passent beaucoup de temps à se créer une identité numérique vrai rêvée pour vivre une vie digitale passionnante auprès de leur entourage en indiquant ou ils se trouvent sur Foursquare, ce qu’ils mangent sur Facebook et leur photo sur Twitter, de jeunes artistes ont décidé de ramener un peu de fantastique dans le réel.

Nouvelle tendance graphique, délire ou réel avenir pour les studios de cinéma, la transposition de personnages de BD, de dessins animés ou de manga arrive (avec un peu de retard 2008) et nous propose un autre regard sur ces icônes. A titre personnel, j’aime beaucoup les traités, mais ils ont tout de même quelque chose de dérangeant voir d’effrayant tout en étants attirants. Comme cité dans la pub Apple (Think Different) « On peut aimer….Détester… mais on ne peut pas ignorer ».

Selon les cas, plus ou moins réussis, ce traité créé des monstres de réalisme, il est impossible de rester de marbre devant la beauté fatale de Madame Jessica Rabbit qui n’est autre que l’épouse de Roger Rabbit (c’est pas juste).

Le créateur de la créature a d’ailleurs partagé (en bas de l’article) le tutoriel de transformation, a noté que les éléments réels: peaux, yeux et lèvres sont empruntés à Angelina Jolie, comme quoi la frontière entre réel et virtuel est légère.

Au demeurant, d’autres cas particulièrement bien réussis comme Mario, Charlie Brown ou encore Peter Griffin.

Dernier point étonnant, cette technique novatrice est sortie en 2008, et ce n’est qu’aujourd’hui que l’on voit ces illustrations fleurir sur les blogs… comme quoi toutes les bonnes idées ne se viralisent pas automatiquement.

Enfin, comme il  faut toujours rendre à César ce qu’appartient à César, voici l’adresse du site de l’instigateur de la technique: Pixeloo.

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Des (beaux) chiffres et des (belles) lettres

Vous n’aurez sans doute pas raté le retour d’annonces typo chez les grandes marques… Diesel, Nike, Hollywood Chewing-gum… Pour les publicitaires puristes de l’idée, cette forme d’expression est une sorte d’absolu, une idée pure qui s’exprime en quelques mots, pas besoin de visuels, de retouches, d’effets pour aider à la compréhension, juste un message, une idée.

Les professionnels du secteur avaient d’ailleurs salué la campagne pour Oui FM et son retour à l’annonce typo accrocheuse.

Mais, parce qu’il y a un MAIS, ce n’est pas parce que que le rédac’ est génialissime qu’il faut oublier la DA. Vous vous demandez surement quelle DA peut il y avoir sur une annonce telle que celle de Diesel ? Et bien c’est la typographie, appelée plus vulgairement police.

La typographie est pour beaucoup un paradis perdu, une science désuète, un savoir faire du 20 ième siècle et pourtant… Les plus intégristes ont d’ailleurs créé des groupes anti »polices », la première menacée étant la COMIC SANS MS, comme l’atteste ce groupe Facebook « Si toi aussi tu as eu ta période  » Comic sans MS «  ou encore ce site http://bancomicsans.com .

Certes il y a des intégristes, mais il y a aussi des amoureux de la typographie et qui replacent cette dernière au rang d’art.

Les DA passionnés connaissent déjà le blog de référence Graphic Exchange. Derrière ce site qui recense de belles créations se cache Fabien Barral, DA Français et amoureux des belles lettres.

Son dernier projet en date :letterpress-calendar est doublement ambitieux. Tout d’abord, il propose un calendrier 2011 basé exclusivement sur des jeux typographiques, qui prennent forme autour de phrases décrivant la vie d’un designer et les 12 règles à suivre. La particularité de Fabien est d’être jusqu’au boutiste, en effet, au delà d’une DA très léchée et pure, il allie aussi la qualité du support. Il s’est donc associé dans son projet à une entreprise Polonaise, qui « imprimera » le calendrier. Imprimer est un peu grossier comme terme dans ce cas. Ce dernier sera « frappé » sur un papier coton de 600 gr, croyez moi, pour avoir vu un exemple c’est de l’orfèvrerie à ce niveau, puisque des plaques polymérisées sont fabriquées pour « ennoblir » le coton. Voici d’ailleurs un exemple de ce type d’impression.

Voici le projet du calendrier qui sera proposé à 300 ex, dépêchez vous car il ne va pas en rester beaucoup.

A titre personnel j’adore le mois de Juin :)