Et pendant ce temps sur Mars…

Il fait chaud, très chaud… et à plus d’une année lumière de la terre se ballade Wall-E Curiosity (atterri cette semaine sur la planète rouge) qui a pour mission d’explorer Mars et de savoir si oui ou non, la vie existe ailleurs. Bref, si vous n’êtes pas passionés de conquête spacial, mais que l’idée vous fait quand meme sourire, je vous invite à consulter le hashtag du vendredi sur Twitter: #SiCaSeTrouveSurMars et s’amuser sur les diverses hypothèses.

The Icecreamists, les glaces Londoniennes de l’enfer

Le 23 Février 2011, le monde s’étonnait devant la recette originale d’un glacier Anglais, la douceur était élaborée à base de lait, de lait maternel ! Comment un petit glacier artisanal Anglais peut-il attirer le monde entier, de là à multiplier par 20 le nombre de requêtes sur Google sur le nom de son produit ?

Élaborer un produit à base d’un composant humain, c’est déjà très étonnant voir dégoutant, mais d’autres produits de la sorte peuvent exister, comme les extensions capillaires par exemple, mais un produit comestible à base d’un fluide humain, ça c’est étonnant. D’un point de vu symbolique, la Baby Gaga est loin d’être neutre, on parle du sein nourricier. La cerise sur (la glace) le gâteau, le nom de la recette parasite le phénomène musical du moment « Lady Gaga », qui d’ailleurs est une icône (dupliquée) de la provocation.

C’est le drôle de mélange qu’un entrepreneure Anglais a souhaité offrir au monde. Le coup de buzz aurait pu faire pschitt, mais au contraire, il a propulsé son auteur et sa marque sur le devant de la scène mondiale avec les pro, et les anti bien entendu, d’un côté des ruptures de stock et de l’autre, un état qui s’en mêle.

Pour rappel, cette affaire est allée tellement loin, que la cour Britannique a dû se prononcer la légalité de la recette, qui fut rapidement interdite pour des raisons sanitaires (encore discutées à ce jour), puis ré-autorisée.

Le constat est simple, clair et net: un succès. Un positionnement temporaire mais remarquable (donc à succès): un produit simple, consensuel que tout le monde aime, une recette intrigante, provocante voir dérangeante et un nom pré-viralisé.

C’est ainsi qu’en Septembre 2009, Matt O’Connor, personnalité anglaise très controversée (mais là n’est pas le sujet, bien que cela semble participer à l’histoire), ouvre un premier pop-up store à Londres dans la boutique Selfridges, IceCreamist est née.

Toute marque forte possède une identité unique, propre et singulière. Dans son esprit « rebelle », la marque a opté pour des codes totalement inverses de ceux du secteur qui tendent soit a être dans les blancs pour évoquer le lait, la pureté, le coté sain, ou dans les codes dorés qui rappellent l’univers premium et haut de gamme.

Tout d’abord le nom, simple et efficace, il est descriptif du métier/produit de la marque, la terminologie « ist » confère clairement une position de spécialiste.

Origines anglaises « obligent », la marque joue les codes du rock, aplats noirs, typographie irrégulières rose fushia… Le logo emploie la carte du rock et du pirate, une tête de mort habillée de lunette type Rayban aviator, une couronne pour la royauté, on pourrait croire à une marque punk, la symbolique est clairement celle du blason pirate, les armes étant les cuillères, la dégustation en valeur centrale.

Un positionnement, une identité, un produit iconique controversé, comment faire de cela une marque ?

Le fondateur a observé ses concurrents, non pas les glaciers artisanaux comme lui, mais les marques internationales, Haagen-Dazs et Ben & Jerry’s. Selon lui, ces dernières étaient remplies d’ingrédients peu souhaitables. Je ne suis pas chimiste, je ne rentrerai donc pas sur ce terrain, toujours est il qu’il a souhaité composer ses glaces ingrédients de hautes qualités, sains, mais aussi « pures » gustativement, comme des glaces dosées à 75% de chocolat. Il y a donc clairement une politique produit très travaillée.

A ce stade, nous avons en parti vu le positionnement, et les produits, il faut cependant ajouter quelques paramètres pour obtenir une marque, et les leviers sont nombreux, et dans le cas de Ice Creamist, chacun a été utilisé et étudié.

L’identité à été poussée jusque dans les moindre détails, le store, les réseaux sociaux, goodies, pots de dégustation, communication générale de la marque… Jusqu’aux cônes « gaufrettes » noirs !

Un positionnement, une identité forte et rock’n’roll, des produits étudiés, il ne manque que le lieu pour faire vivre l’expérience de marque: l’ultralounge !

Ce dernier est un lieu « expérientiel » (que c’est vilain…). Il permet de vivre pleinement le positionnement de la marque. Bien entendu, il est aux couleurs de la marque, sombre, noir et rose flashy. Un bar à dégustation, des corners de préparation plus élaborés, des tables, des canapés type chesterfield, un camion de glaces US aux couleurs de la marque dont la conductrice n’est autre que la reine d’Angleterre (God save the iceceram), dans lequel il est possible de monter et de s’asseoir.

Enfin, une scène pour recevoir des groupes de rock et vivre pleinement la philosophie de la marque.

 

Dernier coup (de génie ? de provoc’) de la marque en date: la glace Vice Cream. On prend les mêmes ingrédients et on recommence; une glace à base d’absinthe et d’eau, oui, mais par n’importe quelle eau, de l’eau bénite, le tout en forme de revolver. On obtient l’incarnation de la provocation (ultime ?), une glace en forme d’arme faite à base d’un alcool controversé, voir interdit, ré-haussée d’une teinte religieuse. Marketing oblige, les armes de plaisir sont présentées dans un freezer telle une armorie, le gun cabinet, et sont présentées par une nonne aux allures décadentes.

 

Le site de la marque ici: http://www.theicecreamists.com/

Bienvenu dans la cité des Limbes

Tout d’abord un petit mot pour les anciens lecteurs de WE, ce dernier va bientôt disparaitre pour laisser la place à Limbicity. Vous pourrez cependant retrouver tous les anciens articles de WE dans les archives !

Pourquoi Limbicity ? Quels sujets ? Encore un blog de com’ ? Encore un blog de permaliens en cascade vers Youtube et autres… Non, un blog d’histoires, sur les marques, les contenus et les média qui participent à la création de l’histoire racontée. Que l’on soit enfant, ou adulte, on aime se faire raconter des histoires, et malgré le passage à l’âge raisonnable, on a toujours envie d’y croire, nous continuons de nourrir les mêmes espoirs, et les mêmes déceptions, c’est la magie de la narration, c’est notre métier.

Ce blog a donc pour vocation (et prétention) de stimuler les Limbes qui possèdent deux significations :

La première est le système limbique, connu aussi sous le nom de cerveau reptilien, qui est le siège des émotions primitives : la joie, le peur, la colère…

Les limbes sont aussi définis par les religions comme un lieu intermédiaire pour les âmes, situé entre le paradis et l’enfer dont les frontières restent floues.

Vous l’aurez compris, la première explication est clairement en ligne avec les émotions, et le seconde est sur cet état intermédiaire qui peut soit nous rapprocher du paradis soit de l’enfer, ce qui pourrait être la conscience professionnelle du « marketing ».

Cette approche est la synthèse que je fais de mon métier au quotidien, raconter des histoires, de belles histoires, qui font naitre des émotions qui peuvent nous rapprocher du paradis, comme des enfers tant pour l’émetteur que le récepteur de l’histoire.

N’hésitez pas à me contacter, à critiquer, à corriger, à échanger.

Bienvenu dans « La cité des Limbes ».

 

BRAND TOYS: une nouvelle approche de la réprésentation des data des grandes marques

Brand Toyz est un nouvel outil du web dont l’objet est de formaliser les datas quanti du web des marques mondiales sous une forme novatrice. Jusqu’à à présent, nous avions le droit à de longues et fastidieuses présentations de colonnes de chiffres sur les diverses enquêtes menées à travers le monde au sujet des marques.

Une première évolution remarquable a été les « infographies ». Cette méthode artisanale consiste à illustrer avec une réelle direction artistique ces données indigestes, rendant les enquêtes abordables, utilisables immédiatement et presque ludiques.

Cependant, même si cette méthode donnait d’excellents résultats visuels, les infographies restaient des JPEG, c’est à dire de magnifiques illustrations figées.

Brand Toys propose d’aller plus loin dans ce principe, pour bien comprendre le concept il faut séparer les 2 parties essentielles: les données et leur représentation graphique.

Les données sont issues de Socialmention, qui « capte » sur toutes les sources où les marques sont mentionnées sur le web, ils collectent donc des occurrences et des verbatims de manière quantitative et ce sur plus de 23 pays. Ces données collectées, il faut à présent leur donner vie. Pour cela, ces derniers se sont associés au réseau JWT et Brandz. L’idée est donc que toute marque est un avatar de base, avec sa forme et sa personnalité. Voici l’avatar de base:

Comme vous pourrez le constater, cet avatar est défini par 8 critères physiques et environnementaux, eux même influencés par les critères de recherches quanti:

– Forme de corps: admiration (largeur), influence (hauteur)

– Taille des jambes: fiabilité (qui doit se traduire selon moi par la confiance)

– Accessoires et expressions faciales: qualités

– Climat: sentiments

– Taille des yeux: charisme

– Taille des oreilles: conversations

– Forme de la tête: fonctionnalité

– Forme globale du corps: présence et potentiel

Comme vous l’aurez compris, ces 8 critères de recherche quanti influencent l’aspect visuel de l’avatar pour ainsi lui donner une évolution physique  unique. Voici une carte des évolutions de base possibles:

Le croisement de ces 8 critères va donc créer un personnage unique et propre à la marque dont le rendu  peut etre parfois discutable, comme pour les voitures MINI par exemple. En effet, malgré les nombreuses qualités de cette marque, elle se retrouve représentée par un étrange personnage, qui d’ailleurs donne un aspecte négatif de la présence de la marque sur le net:

 

 

Ce principe de représentation des données est vraiment intéressant, les campagnes pub, d’influence, de recrutement, les nouveaux modèles, les e-rp font varier quotidiennement les marques, il est donc cohérent de représenter ces dernières sous des formes évolutives.

Cependant il y a un point regrettable pour faire de cette idée est un outils fiable, viable et utilisable dans le monde professionnel: la méthode.

Si vous benchmarkez, analysez, cherchez des datas, vous savez déjà que le net et les divers sites proposent pléthore d’études et d’analyses. Il est donc impératif de connaitre la/les méthodologie de recherche, les critères, les sources et bien entendu leur quantification. Dans ce cas précis, il  y bien sur la gauche de chaque personnage les 8 critères « jaugés » qui ont définis ce personnage, le point faible étant de savoir quel crédit apporter à chacun d’entre eux.

Nous vous invitons à vous rendre sur le site de Brand Toys, beaucoup de marques ont été analysées et possèdent donc leur « Pokemon » quanti.

Le petit Robert se plie à la novlangue

Ces quelques mots auront souvent agité l’actualité médiatique, digitale et même politique cette année: Tweet, cougar, cagole, e-learning…

Ces derniers trouvent donc une existence « officielle » en intégrant le millésime 2012 du petit Robert. Il est intéressant de voir que la rapidité de diffusion des modes et des changements des technologies peuvent influencer les référents, preuve que le pouvoir appartient de moins en moins aux institutions et de plus en plus aux masses. De plus, il est rassurant de voir que des « institutions » comme le petit Robert se mettent aux gouts du jour.

Ceci étant dit, la génération Y se félicitera surement, mais il faut aussi rappeler que les poussiéreux Bescherelle et autres ont encore de beaux jours devant eux, mes quelques fautes d’orthographes en étant la preuve.

A noter que ces quelques exemples ne sont qu’une partie des nouveautés, pour découvrir les autres c’est ici que cela passe.

Source: Robert