iTunes dealer de culture universel


Le célèbre iTunes fête ses 10 ans ! Happy Birthday au plus grand magasin culturel (en devenir du monde) !

Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules,  cet anniversaire coïncide avec le 10 000 000 000 ième morceau vendu sur la plateforme !

Whaou ! Oui c’est bien un effet Whaou… mais dont le succès n’a rien a voir avec les fortunes instantanées du web 2.0, je crois au contraire qu’il se cache l’un des business plan les plus malins au monde, un modèle de cercle vertueux, unique en son genre issu du cerveau de Mr Jobs qui nous prouve encore une fois son intelligence supérieure.

On ne peut que saluer une telle réussite sur tous les plans, fonctionnel, internationale, branding, marque, catalogue (perfectible) et bien entendu convergence et surtout: ULTRA VERROUILLE !

Car c’est bien dans ce principe que réside toute l’intelligence du concept.

1/ La vision de dématérialisation

C’est ici que la différence entre l’intelligence et le « génie » se fait, dans la vision. Certaines personnes ont du flair.. aucune boule de cristal mais de la clairvoyance qui leur confère un coup d’avance sur le développement de nos sociétés. Il arrive bien sur que cela ne fonctionne pas, mais le pourcentage d’erreur pour l’instant chez Apple doit être faible (ou bien caché).

La tendance actuelle est celle du CLOUD,  de la dématérialisation totale des données, c’est à dire que vous n’avez presque plus besoin de stockage et de processeur, ces derniers se trouvant sur des serveurs utra-sécurisés. Steve Jobs avait bien compris cela, le numérique allait dématérialiser les infos: mails, musique, vidéos, livres… le numérique présentant une capacité de sauvegarde presque infini et sans altération VS le temps qui use nos objets (et qui leur confère leur charme cf les livres). Mais tout dévoreur de livre se plaint souvent de la place occupée par ces derniers… car à 8 000 euros du mètre carrez à Paris, la culture coute cher pour vos CD, DVD et autres bouquins.

2/ L’idée de base, le logiciel indispensable

Pourquoi ne pas proposer à votre ordinateur d’être une bibliothèque, d’organiser pour vous et pas seulement les MP3, les infos, les pochettes, bref le contenus complet d’un CD.

Pour cela rien de plus simple, un petit logiciel gratuit au doux nom de iTunes (nom prémonitoire ?) qui classe et gère presque automatiquement votre bibliothèque musicale à votre place.

Vous avez numérisez vos CD, revendu une partie  inutile sur Priceminister ou Ebay et vous pouvez ainsi profiter de votre bibliothèque même en déplacement.

3/ Le terminal (le premier)

Cependant, il est difficile d’amener un ordinateur portable au sport, dans les transports ou encore à la plage. Toutes les informations de votre bibliothèque sont donc enregistrées sur un disque dur.

Pourquoi ne pas placer ce dernier à l’intérieur d’un boitier design et le doter d’une ergonomie enfantine avec 5 boutons ? D’autant plus que la technologie existait déjà, le Français Archos ayant ouvert la voix.

Et voici l’iPod, duplicata transportable de votre bibliothèque.

La firme de Cupertino vient donc de créer un premier double coup en associant un logiciel pratique, ergonomique qui automatise beaucoup de taches ingrates, et la firme à la Pomme vous propose un baladeur pas comme les autres: beau, simple, ergonomique et qui est le reflet de votre bibliothèque tant aimée.

A cette époque, des challengers arrivent sur le marché du lecteur MP3, mais soit il ont le device, soit ils ont le logiciel, mais aucun n’a un système intelligent qui fonctionne en parfaite harmonie. L’avènement du MP3 est aussi celui du piratage… Apple, fer de lance du secteur souhaite devenir l’élève modèle et lance l’Apple Store, un magasin online bien pensé, simple comme à son habitude ou l’on peut trouver de nombreux titres, en album ou aux morceaux avec un prix psychologique bien étudié: 99 cts ou $ par morceaux. En effet, l’évolution du secteur a amener les utilisateurs à se demander pourquoi acheter un album complet alors que l’on aime seulement 2 chansons ? l’Apple Store a donc une réponse. Autre ingrédient non négligeable, lorsque vous achetez un morceau celui ci arrive arrive dans une qualité bien supérieure à celle des fichiers piratés souvent en 128kbits… encore un argument pour les intégristes du CD.

Tous les éléments sont donc en présence pour créer un cercle vertueux: un logiciel, un magasin, un lecteur tout 3 fonctionnant en synergie. Grand cheval de bataille: les DRM qui ne sont autres que les protections apposées aux fichiers pour qu’ils ne puissent pas être lus sur d’autres supports que ceux de Apple. C’est donc la trilogie gagnante !

Moi même je téléchargeais illégalement quelques chansons, et puis l’age avançant, j’apprécie de télécharger mes titres préférée sur le portail en bonne qualité avec l’ensemble des informations pour quelques euros.

Entre temps la marque Apple est passée de la marque de Geek pubards et graphiste à la marque statutaire. En effet, c’était « in » d’avoir un iPod. Pourquoi ? A la base réservée aux artistes, cette marque conserve un peu de son coté rebelle, mais chic tout de même, il était donc bien de se balader dans la rue avec un iPod. Les écouteurs blancs en sont même la preuve puisque a une période donnée, certaines personnes se baladaient dans la rue avec les dits écouteurs blancs mais connectés à rien, mais c’était un signe extérieur de la marque Apple, on devenait « cool » (No Logo).

Enfin, preuve du succès du business modèle, un cycle d’innovation qui défit tous les cycles de vie produit appris en marketing: 1 nouvel appareil tous les ans. A l’époque, certains experts du marketing décriaient cette stratégie, prédisant que l’iPod allait s’auto-tuer. Et bien non, les addict changeaient chaque année malgré le cout prohibitif.

4/Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Cette trilogie est un cercle vertueux, et pas des moindre alors pourquoi se limiter à la musique.

5/ I want the TV now !

Apple reproduit donc cette trilogie dans la vidéo en proposant l’Apple TV. Comment ? Un simple boitier avec disque dur qui rentre en communication avec vos autres appareils. Vous pouvez donc chercher votre musique, Divx et autres photos dans le boitier qui est relié à votre système home cinéma. Fini les branchements avec le MAC, vous pouvez désormais surfer sur internet et votre nouveau média center s’occupe de tout. Or tout est perfectible, Apple a donc revu sa copie et a proposé cette année une nouvelle mouture, plus petite sans disque dur mais avec toutes les dernière fonctionnalités du moment dont la HD à un prix plus que raisonnable 99$. Si l’on suit le schéma précédent, iTunes organise et l’Apple Store vend. Il est donc temps de vendre la vidéo. La firme à la pomme s’est donc lancé dans la bataille des contenus vidéos: films, docu, clips et séries…

Et nous retrouvons donc avec une quadrilogie vertueuse (à condition que le catalogue veuille bien s’étoffer).

6/ Ou pourrais-je mettre encore du contenu ?

On prend les règles Apple: innovation, design, ergonomie d’utilisation et on percute un grand coup le marché du téléphone mobile avec une « révolution »: l’iPhone. Beau, désirable, pratique: il tient ses promesses. Mais il a une particularité que les autres n’ont pas, il est plus qu’un téléphone puisque vous allez pouvoir ajouter des applications utiles ou non, gratuites ou non et faire de votre téléphone, votre nouveau couteau suisse dont vous ne saviez même pas que vous alliez en avoir autant besoin.

Comment ? en développant des applications pardi ! Mais or de question que la Pomme laisse faire n’importe quoi. Donc les développeurs ont reçu des kits et le deal est Win Win. Ils développent, Apple avalise et propose l’appli dans son catalogue, le développeur touche 60% des ventes et Apple 30% (la part du Lion) :).

Comme il est possible de tout imaginer sur iPhone, le catalogue s’est donc étoffé à vitesse grand V, et nous nous sommes retrouvés à télécharger (en payant) plein d’appli rigolotes qui ne servent à rien mais que nous trouvons tellement marrante.

Et nous voila donc à télécharger frénétiquement des applications qui ne servent à rien mais que nous nous empressons de montrer à des amis lors des diner.

Voici donc une quintologie: Itunes + iPhone + Musique + Apple Store.

6/ l’iPad le produit qui sert à ???

Quel produit média manque-t’il au catalogue ? Les livres bien sûr ! De plus, depuis l’avènement de l’internet 2.0, le web regorge de contenus qui se professionnalisent de plus en plus, donc des heures de lecture en perspectives. Enfin, dans un soucis de convergence, pourquoi pas prendre un appareil qui fonctionne avec la quadrilogie précédemment évoquée ?

Oui mais quel appareil ? Car Apple a l’habitude de révolutionner nos habitudes. La tablette n’est pas une invention, elle avait déjà émerger dans le passé mais sans succès commercial.

Mais qu’importe, prenons la recette de l’iPhone, plus les ingrédients Apple traditionnels et lançons le produit.

Après le Wahou unanime, s’est posé une question: a quoi cela sert ? Coup de génie, Apple à tout d’abord rendu son produit désirable, (comme dans le luxe), cela existe déjà mais à quoi cela sert ? D’autant plus que le produit est cher surtout si vous le prenez connecté en 3G.

Pour répondre à cette question, une pub très simple suffit, on retourne le problème. On ne vous explique pas à quoi cela sert, on vous montre des possibilités d’utilisation et on boucle le flm pub sur « il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises utilisations, c’est vous qui choisissez… »  et voila comme on trouve un insight qui n’existait pas. De la pure théorie marketing appliquée avec perfection. Voici un produit dont vous n’avez pas besoin mais que vous allez adorer !

On complète donc notre quintologie: iTunes en central + musique (Ipod) + téléphone (iPone) + contenus vidéos (Apple TV) et enfin les livres numérique avec l’Ipad.

Vous voila bien garni pou l’hiver :) En l’espace de 3 ans vous vous retrouvez avec 5 appareils Apple. Et lorsque je regarde autour de moi dans mes amis qui n’était pas des Applemaniacs du premier jour, on retrouve à minima: un Macbook, un iPod et un iPhone et pour certains un Apple TV, donc 4 produits sur 5, et je sens que moi je vais craquer pour un iPad 2.

En centrale toujours un seul et même logiciel qui gère tous les contenus, iTunes et le kiosque ultime: l’Applestore qui vient d’ailleurs d’ouvrir  sur Macbook aussi.

Certains se demandent comment devenir riche ? Et bien voici la démo.

7/ Et l’avenir dans tout ca ?

Rien de technologique, rien de raisonnable, vous n’avez besoin de rien ? Ce n’est pas grave, Cupertino se charge de trouver le produit dont vous n’aurez pas besoin mais qui finira par compéter votre « Home Apple Store » et qui permettra à l’ensemble de vos produits de converger vers iTunes et par conséquent vers l’AppleStore :) Bientôt, sur vos factures figureront des achats de musiques, d’applications, de journaux et de livre, et bien entendu, tous les accessoires indispensables à la mobilité.

Vous doutez encore de mes sarcasmes ? Pour preuve, il n’existe à ce jour aucune information officielle quant à la sortie d’un iPad 2, et alors, ce n’est pas un problème puisque le monde entier en parle déjà, ce graphique est issu des requêtes faites sur Google au sujet de l’iPad 2; elle est pas belle la vie :)

8/ Ah oui, j’allais oublié dans tout ca, Apple vous veux du bien

Apple n’a pas vocation à vous cloitrer à votre domicile pour vous rendre neuneu. Ils pensent bien sur à votre bien être, et le sport est la base. Heureusement, ces derniers se sont acoquinés à Nike pour vous accompagne dans vos bonnes résolutions 2011, et grâce à ce partenariat, même en dépensant vos calories, Nike+ (Apple) sera toujours à vos cotés :)

9/ Oui mais alors…

Certains d’entre nous était trop jeunes pour se rappeler, mais tout marketer/publicitaire qui se respecte connait forcément le spot 1984 by Apple qui fut élu spot pub du siècle !

A cette époque, le jeune Steve Jobs n’hésitait pas à attaquer frontalement IBM dans ses discours comme une société inhumaine et froide, déshumanisante à limage de ses ordinateurs.

Pour le lancement du Macinstosh II, l’agence Chiat Day Los Angeles avec à sa tête le brillant Lee Clow avait eu l’idée de présenter Apple comme la force libératoire du grand méchant Big Brother vous aurez compris IBM.

NB: J’ai tapé cet article sur un Macbook tout en écoutant mon iPod et en surveillant bien sûr les notifications sur mon iPhone :)