NIKE CÉLÈBRE LES 25 ANS DE LA SIGNATURE « JUST DO IT »

25 ans après sa création, Nike revient en force avec sa signature de marque JUST DO IT dans un spot video. La célèbre signature, rédigée en 1988 par l’agence Weiden+Kennedy  n’était plus apparue depuis un certain temps. L’été dernier, la marque avait beaucoup travaillé autour du running et notamment de la série « Find Your Greatness ».

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12 AOUT 2012, LE PLUS GRAND JOGGING DU MONDE PAR NIKE

Comment oublier l’imposant et génialissime « Just do it » qui appelait presque exclusivement au dépassement de soi, sans aucune question, ni but… bête et méchant et si efficace.

Les années 2000 passées, la tendance de la quête de soi, de l’exploration intérieure, du vivre ensemble et en harmonie s’est imposée ; malgré une suprématie incontestée la marque à la virgule a dû répondre à ces nouvelles aspirations et tendances.

Adidas s’est très vite structuré avec une nouvelle plateforme, elle a aussi abandonné son légendaire « Impossible is nothing » elle aussi signature absolu pour une nouvelle plateforme « Adidas is all in » qui permet d’inclure l’ensemble des nouvelles marques dont Adidas Originals et de surcroit transmettre de nouvelles valeurs : quelque soit le sport (urbain, athlétiques, artistiques,…) l’important étant de le faire à fond.

Là ou Adidas s’est clairement positionné sur un territoire plus lifestyle et tendance, Nike a bien dû lui aussi trouver sa place.

Eux aussi auraient pu jouer la carte du vintage, mais avec un historique aussi fort que le « Just do it », le territoire du sport « pur » et de la performance s’imposait.

Comment faire aimer le sport ? Comment recruter de nouveaux adeptes ? Comment les faire acheter des produits Nike ? Comment leur faire passer plus de temps au contact de la marque ? …

Nike a clairement joué le jeu des nouvelles technologies et des réseaux sociaux pour créer un cercle vertueux et ainsi faire évoluer son positionnement et son discours.

Pour l’histoire:

Tout a débuté il y a quelques années avec le timide programme Nike+. Ce système correspondait en un petit adaptateur qui se connectait à l’iPod (avant que l’iPhone existe), une puce se plaçait dans des chaussures dédiées « Nike+ ». Les capteurs pouvaient donc enregistrer vos activités sportives de course. Une plateforme web permettait de synchroniser le tout, et de suivre ses performances et aussi de rentrer « en relation » avec d’autres utilisateurs. Enfin, cette plateforme web permettait de se fixer des objectifs et d’obtenir quelque mini programmes d’entrainements audio à charger dans son iPod.

Pour ceux qui ont connu le système à l’époque, ce dernier était assez efficace à l’exception de la plateforme qui bugguait assez régulièrement.

Suite à cela, Nike avait commercialisé un bracelet, le Nike Sportband qui permettait de s’affranchir de la possession d’un iPod, car si vous souhaitiez vraiment vous équiper, il vous fallait la paire de chaussure dédiée (environ 150 euros), le kit de puces (environ 40 euros) et un iPod compatible (150 euros minimum), cela portait donc le kit de démarrage à presque 350 euros et lorsque l’on connaît le principe des bonnes résolutions de nouvel an que l’on oublie dès le 15 Janvier…

A noter, que dès le départ, Nike jouait pleinement la carte de la complémentarité puisqu’il était possible d’acheter des playlist pour vos running sur la plateforme iTunes.

Puis est apparu l’iPhone, qui deviendra la pierre angulaire de la future communauté connectée de Nike, d’ailleurs, cela a permis à  Nike et Apple de s’associer pleinement pour ce programme.

En 2009, pour sa troisième mouture, Apple proposait de livrer son téléphone avec une application Nike pré installée. Cette fois, l’application permettait aux coureurs de s’affranchir des baskets dédiées et des puces et de l’iPod, puisque c’est la technologie GPS qui était utilisée et que l’iPhone peut aussi servir d’iPod. D’ailleurs cette évolution technologique à permis d’ouvrir de nouvelles possibilité en permettant de garder en mémoire les trajets et de les partager.

Une application utile, cohérente, jolie et qui rend un vrai service, qui, de surcroit est gratuite ; de quoi inciter à s’inscrire, et bien entendu à courir.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, l’application et la plateforme web permettaient deux choses importantes : déclarer que l’on partait courir, et à chaque fois que l’un de vos amis likait le statut, vous receviez des encouragements en direct dans vos écouteurs, corolaire, il était possible de partager vos données de courses : plans, vitesse, distance… Motivation et renforcement de la confiance en soi en affichant publiquement ses performances.

Depuis 2006, il est estimé que la communauté des coureurs Nike+ est de 7 millions de membres.

Dans le même principe de démocratisation et de non dépendance technologique, la marque s’était associée à Tom Tom pour créer une montre Nike+ et GPS à la fois.

Nike+, une plateforme, un ecosytème:

Nike a su se montrer exemplaire sur les réseaux sociaux en activant localement ses communautés très intelligemment. De mon point de vu c’est absolument remarquable dans le sens ou la marque prend une place privilégiée auprès de ses fans ; tout d’abord en ayant un espace régulièrement alimenté, mais surtout en permettant aux fans de vivre l’expérience de marque en vrai.

Ainsi, il existe une page Facebook Nike Running France, animée par le Running 75 Crew, dont le credo explicite est :

« Nous sommes le Run75Crew, un collectif de runners uni par la passion de la ville, la créativité et le running. »

A noter que le positionnement ne fais aucunement appel à la notion de performance, mais une notion de collectif uni.

Ce qui fait de cette page un principe remarquable est que chaque semaine, le Nike Running Crew donne la possibilité a ses likers de se retrouver le jeudi soir (après inscriptions à l’événement créé) et de se retrouver devant la boutique des champs Elysées pur aller courir ensemble et surtout sous la bienveillance et les conseils de coach nike spécialisés.

De plus, et comme vous pourrez le voir sur leur page, ces entrainement ont permis aussi de créer des contenus (photos, visuels, vidéos…) pour venir alimenter la page de la marque et créer un système vertueux sur les réseaux.

Ainsi le running est ouvert à tous, accessible, urbain fun dans une ambiance bon enfant. En jouant la carte des communautés et des réseaux, la marque a permis aux likers de viraliser le principe et de se motiver collectivement.

A noter que ces sessions été signées « Lâche ton run ».

2012 année charnière

La montée en puissance de la marque a connu un point important cet été 2012, puisque début Juillet est d’abord apparu la nouvelle plateforme web dédiée Nike + : plus belle, plus rapide, plus connectée, plus de possibilités… Ceux qui connaissant ont apprécié.

Ce nouvel outil a aussi été l’occasion d’officialiser un nouvel outil Nike : le Nikefuel.Le nikefuel est une unité de mesure de dépense « énergétique » (rien à voir avec les calories). Ainsi, à chacune de vos courses vous collectez des points Nikefuel.

En parallèle, Nike a lancé aux USA et en Grande Bretagne un bracelet électronique, le NIKE FUEL BAND qui mesure vos dépenses en Nike fuel au quotidien, que vous courriez, marchiez, montiez des escaliers, jouer au basket… bref, dès que vous bougiez. Notez ce spot, avec la claim, COUNT, everything count, d’autant plus que les références et la musique sont TOP. (A quand en France)

Enfin, le dispositif a été complété par de nouveaux arrivants technologiques pour vous faire bouger encore plus : les Nike+ Training et les Nike+ Basketball.

A noter l’aspect jeu et plaisir.

Toujours basé sur le principe de la connectivité avec l’iPhone, ces nouvelles baskets possèdent des capteurs très évolués qui calculent la pression, les répétitions, les mouvements. Ainsi de nouvelles applications iPhone ont vu le jour avec Nike + Training, et Nike+ Basketball ou vous êtes invités à suivre un programme vidéo élaboré par des coach internationaux renommés de toutes disciplines confondues. Au fur et à mesure de l’avancer d’une séance, vos baskets enregistrent votre activité et transmettent le tout à votre téléphone puis synchronise le tout avec la plateforme Nike+. Vous gagnez donc des Nikefuel, vous obtenez un renseignement précis sur votre activité, les axes de progression et tout cela s’inscrit dans l’écosystème Nike+, c’est à dire avec vos courses ou vos autres activités.


Je n’ai pas encore testé ces nouveaux modèles, mais cela ne serait tarder J

Pour résumer, voici un petit rappel de l’écosystème Nike+ :

iPhone ou iPod

+ Applications gratuites Nike Running et Nike Training ou Nike Basket Basketball

+ Chaussures Nike+

+ Musiques Nike (ou non) via iTunes

+Plateforme web Nike+ (Running + Training, Basketball, Fuel)

+Réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Pinterest et Instagram

Tout ceci rentrant bien entendu en dynamique et en totale interaction.

La nouvelle plateforme: FIND YOUR GREATNESS

L’été 2012 a donc été un réel tournant pour Nike et la nouvelle plateforme Nike+. Cette dernière possède donc comme dénominateur commun pour les coureurs, le training et le basket les Nikefuel. Au delà du site réservé aux personnes inscrites, la marque a pu créer un site global (ici) qui agrège les flux issus des 4 disciplines : nombres de participants, photos, vidéos, kilomètres parcourus, Nikefuel accumulés… etc ce qui est d’autant plus intelligent avec des « Wall » de contenus qui mélangent Instagram, Pinterest, Twitter, Vimeo, etc.

Voici enfin ce qui m’amène à la raison d’être de cet article. En tant que « joggeur » Nike+ amateur, j’ai eu le plaisir de recevoir une mission de Nike+ cette semaine. Je me suis rendu sur la plateforme Nike+, ces derniers proposaient à la communauté ou aux nouveaux arrivants de découvrir l’Excellence (Greatness) en participant le 12 Aout 2012 et quelque soit la discipline à des missions spécifiques. Pour ma part, en tant que coureur, la mission était « Run this town ».

L’objet était simple, ou que l’on soit dans le monde, il faut aller courir, 1 km ou 50 km (peu importe), puis publier sur les réseaux sociaux son résultat avec les hashtag NIKE+ ainsi que le nom de la ville ou l’on a couru. Le tout est agrégé sur la plateforme externe Nike+ et permet de déterminer un nombre de coureurs dans le monde, les kilomètres parcourus par la communauté, quel pays à le plus couru, quelle ville, quel coureur. Une réelle émulation mondiale communautaire qui selon moi possède une valeur intéressante : on court ensemble et non les uns contre les autres. Ainsi en se dépassant un peu soi même, il est possible de rentrer dans un élan mondial.

De mon lieu de vacances, je suis parti courir hier au matin, en me fixant un objectif de 10 km (j’ai dit que j’étais joggeur amateur). J’ai d’ailleurs croisé sur mon trajet de bord de plage deux autres coureurs qui avaient pris part au challenge. Une fois mon objectif atteint, non sans mal, j’ai synchronisé mon résultat et ressenti une sorte de sentiment d’autosatisfaction mais aussi d’appartenance. Il suffisait d’ailleurs d’observer la page Facebook France de Nike Running pour apprécier les participations, (ici) ou capture et surtout avec quel plaisir tout le monde participe de la plus « petite » participation jusqu’aux coureurs chevronnés. Comme le dit Nike, peu importe la distance, chaque kilomètre compte, et c’est ce qu’il faut retenir.

Après quelques recherches, cet événement venait en fait soutenir le nouveau claim FIND YOUR GREATNESS. Nouveau point de vue intéressant, ce claim n’est pas absolu mais relatif : il invite TOUT LE MONDE, à chercher SA PROPRE « excellence », PETITE ou GRANDE, QUELQUE soit la discipline. Si l’on suit les enseignements de Campbell dans ses études sur le Héros, Nike nous invite à découvrir les pouvoirs qui se cachent en nous.

J’ai été à titre personnel très sensible à ce message qui est à la fois universel, mais pas un absolu imposé et assené. Je le trouve personnel, et communautaire à la fois.

Ce claim est soutenu par le manifeste suivant :

« The truth is greatness is for all of us. This is not about lowering expectations, it’s about raising them for every last one of us. Because greatness is not in one special place, and it is not in one special person. Greatness is wherever somebody is trying to find it. »

Ceci est pour moi (petit joggueur) que la partie visible de l’iceberg. En poussant un tout petit peu mes recherches, il s’agit en fait d’une vaste campagne non pas de pub mais de positionnement marketing.

Cette campagne a été bien entendu synchronisée avec les jeux olympiques de Londres qui été soutenus par le sponsor officiel Adidas. Impossible pour une grande marque de sport de ne pas prendre la parole alors que le monde entier va se focaliser les performances des athlètes.

La marque à la virgule a lancé cette campagne avec un film manifeste sur le thème Find Your Greatness. C’est ici que je perds toute objectivité car je suis passionné de ce type de pub « manifeste », mais j’ai été vraiment très surpris.

Nike qui a toujours promu la performance absolu, sans question ni excuse. Ce spot nous présente un ado moyen américain en surpoids qui court difficilement, mais volontairement, le tout soutenu par une voix off qui déroule le nouveau manifeste de Find Your greatness. Nous sommes aux antipodes des codes habituels de la marque. Pas de stade géant, pas de star, pas de grandes performances, bref, monsieur tout le monde et pis encore, quelqu’un qui a surement plus de difficultés que les autres, mais qui possède lui aussi l’excellence.

Pourquoi ce choix ?

Tout le monde identifie Nick Knight le charismatique fondateur de Nike. Ce dernier était complété par un co-fondateur Bill Bowerman qui a dit la chose suivante :

« if you have a body, you’re an athlete. »

 

Cette phrase est le juste reflet de la plateforme. L’excellence n’appartient à personne, nous pouvons tous la trouver à notre mesure, à chacun de chercher.

Et les dispositifs électroniques et sociaux permettent à une grande majorité de personnes de trouver le déclic de la motivation pour commencer à chercher cette « excellence ».

D’ailleurs cette phrase  de Bill Bowerman est d’ailleurs soutenue par la philosophie suivante :

« Our mission : to bring inspiration and innovation to every athlete in the world. »

 

NB : vous comprendrez par athlète, monsieur tout le monde CQFD.

Il est intéressant d’observer comment Nike, avec Nike+ prouve et revient à sa mission originelle. Apporter de l’inspiration (et de la motivation) ainsi que des innovations (matérielles et électroniques) pour tous les athlètes (au sens de monsieur tout le monde).

En terme de résultats ???

Ce dimanche 12 Aout 2012 a de quoi faire palire bien des marques, les résultats en chiffres, IMPARABLE:

2,003,758 personnes

86 PAYS

25 678 villes

278,908 sauts

1 306 397 kilomètres parcourus

Et comme ils le disent si bien:

« CEST LE RECORD DU MONDE QUE NOUS AVONS ETABLI LE 12 AOUT. CEST NOTRE FORCE. CEST NOTRE NOUVEL OBJECTIF. GAME ON, WORLD. »

Voila le R.O.I des fans de la marque.

A titre personnel

Je suis le juste reflet de ces personnes qui n’aiment pas courir à la base, c’est long, dur, parfois ennuyeux…

L’émulation des réseaux et l’aide électronique m’a donné envie de courir, je ne cours toujours pas le marathon, mais je suis heureux de pouvoir dire que :

1/ je l’ai fait

2/ que je suis allé plus loin que ce que je pensais

3/ je n’ai plus peur d’avoir des résultats « moyens »

4/ Je suis content d’appartenir à une communauté

NB/ Les puristes clameront qu’ils n’ont pas besoin de tout cet attirail pour aller courir, ce qui est d’ailleurs le cas d’un de mes plus proche ami, qui court avec son iPhone, mais seulement pour la musique. C’est ca qui est bien pensé de la part de Nike, ceux qui n’en n’éprouvent pas le besoin, achètent des Nike quand même, et ceux qui ont besoin d’un levier de motivation (comme moi) achètent et adhèrent. Ainsi la marque gagne en recrutement, en fidélisation et surtout en valeur perçue par l’ensemble des coureurs.

iTunes dealer de culture universel


Le célèbre iTunes fête ses 10 ans ! Happy Birthday au plus grand magasin culturel (en devenir du monde) !

Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules,  cet anniversaire coïncide avec le 10 000 000 000 ième morceau vendu sur la plateforme !

Whaou ! Oui c’est bien un effet Whaou… mais dont le succès n’a rien a voir avec les fortunes instantanées du web 2.0, je crois au contraire qu’il se cache l’un des business plan les plus malins au monde, un modèle de cercle vertueux, unique en son genre issu du cerveau de Mr Jobs qui nous prouve encore une fois son intelligence supérieure.

On ne peut que saluer une telle réussite sur tous les plans, fonctionnel, internationale, branding, marque, catalogue (perfectible) et bien entendu convergence et surtout: ULTRA VERROUILLE !

Car c’est bien dans ce principe que réside toute l’intelligence du concept.

1/ La vision de dématérialisation

C’est ici que la différence entre l’intelligence et le « génie » se fait, dans la vision. Certaines personnes ont du flair.. aucune boule de cristal mais de la clairvoyance qui leur confère un coup d’avance sur le développement de nos sociétés. Il arrive bien sur que cela ne fonctionne pas, mais le pourcentage d’erreur pour l’instant chez Apple doit être faible (ou bien caché).

La tendance actuelle est celle du CLOUD,  de la dématérialisation totale des données, c’est à dire que vous n’avez presque plus besoin de stockage et de processeur, ces derniers se trouvant sur des serveurs utra-sécurisés. Steve Jobs avait bien compris cela, le numérique allait dématérialiser les infos: mails, musique, vidéos, livres… le numérique présentant une capacité de sauvegarde presque infini et sans altération VS le temps qui use nos objets (et qui leur confère leur charme cf les livres). Mais tout dévoreur de livre se plaint souvent de la place occupée par ces derniers… car à 8 000 euros du mètre carrez à Paris, la culture coute cher pour vos CD, DVD et autres bouquins.

2/ L’idée de base, le logiciel indispensable

Pourquoi ne pas proposer à votre ordinateur d’être une bibliothèque, d’organiser pour vous et pas seulement les MP3, les infos, les pochettes, bref le contenus complet d’un CD.

Pour cela rien de plus simple, un petit logiciel gratuit au doux nom de iTunes (nom prémonitoire ?) qui classe et gère presque automatiquement votre bibliothèque musicale à votre place.

Vous avez numérisez vos CD, revendu une partie  inutile sur Priceminister ou Ebay et vous pouvez ainsi profiter de votre bibliothèque même en déplacement.

3/ Le terminal (le premier)

Cependant, il est difficile d’amener un ordinateur portable au sport, dans les transports ou encore à la plage. Toutes les informations de votre bibliothèque sont donc enregistrées sur un disque dur.

Pourquoi ne pas placer ce dernier à l’intérieur d’un boitier design et le doter d’une ergonomie enfantine avec 5 boutons ? D’autant plus que la technologie existait déjà, le Français Archos ayant ouvert la voix.

Et voici l’iPod, duplicata transportable de votre bibliothèque.

La firme de Cupertino vient donc de créer un premier double coup en associant un logiciel pratique, ergonomique qui automatise beaucoup de taches ingrates, et la firme à la Pomme vous propose un baladeur pas comme les autres: beau, simple, ergonomique et qui est le reflet de votre bibliothèque tant aimée.

A cette époque, des challengers arrivent sur le marché du lecteur MP3, mais soit il ont le device, soit ils ont le logiciel, mais aucun n’a un système intelligent qui fonctionne en parfaite harmonie. L’avènement du MP3 est aussi celui du piratage… Apple, fer de lance du secteur souhaite devenir l’élève modèle et lance l’Apple Store, un magasin online bien pensé, simple comme à son habitude ou l’on peut trouver de nombreux titres, en album ou aux morceaux avec un prix psychologique bien étudié: 99 cts ou $ par morceaux. En effet, l’évolution du secteur a amener les utilisateurs à se demander pourquoi acheter un album complet alors que l’on aime seulement 2 chansons ? l’Apple Store a donc une réponse. Autre ingrédient non négligeable, lorsque vous achetez un morceau celui ci arrive arrive dans une qualité bien supérieure à celle des fichiers piratés souvent en 128kbits… encore un argument pour les intégristes du CD.

Tous les éléments sont donc en présence pour créer un cercle vertueux: un logiciel, un magasin, un lecteur tout 3 fonctionnant en synergie. Grand cheval de bataille: les DRM qui ne sont autres que les protections apposées aux fichiers pour qu’ils ne puissent pas être lus sur d’autres supports que ceux de Apple. C’est donc la trilogie gagnante !

Moi même je téléchargeais illégalement quelques chansons, et puis l’age avançant, j’apprécie de télécharger mes titres préférée sur le portail en bonne qualité avec l’ensemble des informations pour quelques euros.

Entre temps la marque Apple est passée de la marque de Geek pubards et graphiste à la marque statutaire. En effet, c’était « in » d’avoir un iPod. Pourquoi ? A la base réservée aux artistes, cette marque conserve un peu de son coté rebelle, mais chic tout de même, il était donc bien de se balader dans la rue avec un iPod. Les écouteurs blancs en sont même la preuve puisque a une période donnée, certaines personnes se baladaient dans la rue avec les dits écouteurs blancs mais connectés à rien, mais c’était un signe extérieur de la marque Apple, on devenait « cool » (No Logo).

Enfin, preuve du succès du business modèle, un cycle d’innovation qui défit tous les cycles de vie produit appris en marketing: 1 nouvel appareil tous les ans. A l’époque, certains experts du marketing décriaient cette stratégie, prédisant que l’iPod allait s’auto-tuer. Et bien non, les addict changeaient chaque année malgré le cout prohibitif.

4/Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Cette trilogie est un cercle vertueux, et pas des moindre alors pourquoi se limiter à la musique.

5/ I want the TV now !

Apple reproduit donc cette trilogie dans la vidéo en proposant l’Apple TV. Comment ? Un simple boitier avec disque dur qui rentre en communication avec vos autres appareils. Vous pouvez donc chercher votre musique, Divx et autres photos dans le boitier qui est relié à votre système home cinéma. Fini les branchements avec le MAC, vous pouvez désormais surfer sur internet et votre nouveau média center s’occupe de tout. Or tout est perfectible, Apple a donc revu sa copie et a proposé cette année une nouvelle mouture, plus petite sans disque dur mais avec toutes les dernière fonctionnalités du moment dont la HD à un prix plus que raisonnable 99$. Si l’on suit le schéma précédent, iTunes organise et l’Apple Store vend. Il est donc temps de vendre la vidéo. La firme à la pomme s’est donc lancé dans la bataille des contenus vidéos: films, docu, clips et séries…

Et nous retrouvons donc avec une quadrilogie vertueuse (à condition que le catalogue veuille bien s’étoffer).

6/ Ou pourrais-je mettre encore du contenu ?

On prend les règles Apple: innovation, design, ergonomie d’utilisation et on percute un grand coup le marché du téléphone mobile avec une « révolution »: l’iPhone. Beau, désirable, pratique: il tient ses promesses. Mais il a une particularité que les autres n’ont pas, il est plus qu’un téléphone puisque vous allez pouvoir ajouter des applications utiles ou non, gratuites ou non et faire de votre téléphone, votre nouveau couteau suisse dont vous ne saviez même pas que vous alliez en avoir autant besoin.

Comment ? en développant des applications pardi ! Mais or de question que la Pomme laisse faire n’importe quoi. Donc les développeurs ont reçu des kits et le deal est Win Win. Ils développent, Apple avalise et propose l’appli dans son catalogue, le développeur touche 60% des ventes et Apple 30% (la part du Lion) :).

Comme il est possible de tout imaginer sur iPhone, le catalogue s’est donc étoffé à vitesse grand V, et nous nous sommes retrouvés à télécharger (en payant) plein d’appli rigolotes qui ne servent à rien mais que nous trouvons tellement marrante.

Et nous voila donc à télécharger frénétiquement des applications qui ne servent à rien mais que nous nous empressons de montrer à des amis lors des diner.

Voici donc une quintologie: Itunes + iPhone + Musique + Apple Store.

6/ l’iPad le produit qui sert à ???

Quel produit média manque-t’il au catalogue ? Les livres bien sûr ! De plus, depuis l’avènement de l’internet 2.0, le web regorge de contenus qui se professionnalisent de plus en plus, donc des heures de lecture en perspectives. Enfin, dans un soucis de convergence, pourquoi pas prendre un appareil qui fonctionne avec la quadrilogie précédemment évoquée ?

Oui mais quel appareil ? Car Apple a l’habitude de révolutionner nos habitudes. La tablette n’est pas une invention, elle avait déjà émerger dans le passé mais sans succès commercial.

Mais qu’importe, prenons la recette de l’iPhone, plus les ingrédients Apple traditionnels et lançons le produit.

Après le Wahou unanime, s’est posé une question: a quoi cela sert ? Coup de génie, Apple à tout d’abord rendu son produit désirable, (comme dans le luxe), cela existe déjà mais à quoi cela sert ? D’autant plus que le produit est cher surtout si vous le prenez connecté en 3G.

Pour répondre à cette question, une pub très simple suffit, on retourne le problème. On ne vous explique pas à quoi cela sert, on vous montre des possibilités d’utilisation et on boucle le flm pub sur « il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises utilisations, c’est vous qui choisissez… »  et voila comme on trouve un insight qui n’existait pas. De la pure théorie marketing appliquée avec perfection. Voici un produit dont vous n’avez pas besoin mais que vous allez adorer !

On complète donc notre quintologie: iTunes en central + musique (Ipod) + téléphone (iPone) + contenus vidéos (Apple TV) et enfin les livres numérique avec l’Ipad.

Vous voila bien garni pou l’hiver :) En l’espace de 3 ans vous vous retrouvez avec 5 appareils Apple. Et lorsque je regarde autour de moi dans mes amis qui n’était pas des Applemaniacs du premier jour, on retrouve à minima: un Macbook, un iPod et un iPhone et pour certains un Apple TV, donc 4 produits sur 5, et je sens que moi je vais craquer pour un iPad 2.

En centrale toujours un seul et même logiciel qui gère tous les contenus, iTunes et le kiosque ultime: l’Applestore qui vient d’ailleurs d’ouvrir  sur Macbook aussi.

Certains se demandent comment devenir riche ? Et bien voici la démo.

7/ Et l’avenir dans tout ca ?

Rien de technologique, rien de raisonnable, vous n’avez besoin de rien ? Ce n’est pas grave, Cupertino se charge de trouver le produit dont vous n’aurez pas besoin mais qui finira par compéter votre « Home Apple Store » et qui permettra à l’ensemble de vos produits de converger vers iTunes et par conséquent vers l’AppleStore :) Bientôt, sur vos factures figureront des achats de musiques, d’applications, de journaux et de livre, et bien entendu, tous les accessoires indispensables à la mobilité.

Vous doutez encore de mes sarcasmes ? Pour preuve, il n’existe à ce jour aucune information officielle quant à la sortie d’un iPad 2, et alors, ce n’est pas un problème puisque le monde entier en parle déjà, ce graphique est issu des requêtes faites sur Google au sujet de l’iPad 2; elle est pas belle la vie :)

8/ Ah oui, j’allais oublié dans tout ca, Apple vous veux du bien

Apple n’a pas vocation à vous cloitrer à votre domicile pour vous rendre neuneu. Ils pensent bien sur à votre bien être, et le sport est la base. Heureusement, ces derniers se sont acoquinés à Nike pour vous accompagne dans vos bonnes résolutions 2011, et grâce à ce partenariat, même en dépensant vos calories, Nike+ (Apple) sera toujours à vos cotés :)

9/ Oui mais alors…

Certains d’entre nous était trop jeunes pour se rappeler, mais tout marketer/publicitaire qui se respecte connait forcément le spot 1984 by Apple qui fut élu spot pub du siècle !

A cette époque, le jeune Steve Jobs n’hésitait pas à attaquer frontalement IBM dans ses discours comme une société inhumaine et froide, déshumanisante à limage de ses ordinateurs.

Pour le lancement du Macinstosh II, l’agence Chiat Day Los Angeles avec à sa tête le brillant Lee Clow avait eu l’idée de présenter Apple comme la force libératoire du grand méchant Big Brother vous aurez compris IBM.

NB: J’ai tapé cet article sur un Macbook tout en écoutant mon iPod et en surveillant bien sûr les notifications sur mon iPhone :)